Aller au contenu

Accueil  / Travail-Vie personnelle

Génération Z au Maroc : quand la rue devient le parlement provisoire

Publié le septembre 30, 2025



🔥 Une jeunesse qui ne demande pas la lune

Ces derniers jours, le Maroc a redécouvert une vieille vérité : quand les institutions se taisent, c’est la rue qui parle. Et qui donc a pris la parole ? La Génération Z. Pas les vieux routiers de la politique, pas les tribuns des plateaux télé. Non : des jeunes avec des sacs à dos, des téléphones en main, et une énergie que personne n’a su canaliser.

Mais que veulent-ils, au juste ? Rien d’extraordinaire :
🎓 Un système éducatif qui donne réellement des chances.
🏥 Des soins accessibles et dignes.
💼 Un emploi qui ne les condamne pas à attendre “l’expérience” avant d’exister.
⚖️ Une justice sociale réelle, pas seulement déclamée dans les discours.

🏛️ Où sont les institutions ?

Alors, chers partis politiques, chers syndicats, chères associations : où étiez-vous ? Pourquoi a-t-il fallu que des jeunes dispersés lancent ce débat, pendant que vous regardiez ailleurs ?

👉 Le rôle des corps intermédiaires est pourtant clair : préparer, anticiper, proposer. Mais au lieu de cela, on a laissé la jeunesse se retrouver face à la police 🚔 — qui, soit dit en passant, fait simplement son travail : maintenir l’ordre.

Question simple : est-ce cela, notre modèle de dialogue social ?

🗳️ Le calendrier ne ment pas

Petit rappel pour mémoire :
🗳️ 2026 → élections parlementaires.
🗳️ 2027 → élections communales.

Autrement dit, les institutions politiques s’apprêtent à nous présenter des programmes flambant neufs. Mais la rue a déjà écrit le sommaire : éducation, santé, emploi, justice sociale.

👉 Les partis auront-ils l’audace d’intégrer ces revendications dans leurs projets, ou vont-ils nous servir la même soupe tiède ?

🗣️ Témoignages de terrain

🎓 Éducation
Les jeunes réclament un système éducatif plus équitable et plus efficace. De mon côté, j’ai vu combien des obstacles “pratiques” compliquent la vie des étudiants : le logement universitaire rare, les loyers exorbitants, les bourses difficiles à obtenir. Ce n’est peut-être pas ce que les manifestants ont explicitement crié, mais c’est une réalité quotidienne qui transforme les études supérieures en véritable parcours d’endurance.



🏥 Santé
On entend souvent que les hôpitaux privés offrent une meilleure qualité… simplement parce qu’ils sont payants. La réalité est plus nuancée : beaucoup ressemblent davantage à des hôtels médicalisés. Les infirmiers assurent la permanence, mais les médecins passent “à la demande”, “à la commande”, selon les moyens du patient. Une situation qui donne l’illusion du confort, mais qui interroge sur la mission réelle de service à la population.



👉 Ces témoignages illustrent que les revendications ne sont pas des slogans, mais des difficultés structurelles vécues au quotidien.

📊 Études ou audits ? La nuance qui change tout

Certains parlent d’audits. Très bien. Mais un audit, c’est souvent un document ennuyeux, normatif, qu’on lit d’un œil distrait avant de le ranger dans un tiroir.

Ce qu’il faudrait, ce sont des études externes, neutres et indépendantes. Pas pour sanctionner, mais pour comprendre.
- Qui devrait les commander ? Les partis, les institutions publiques, peut-être même les associations.
- À qui les confier ? À des organismes crédibles : universités, think tanks, cabinets spécialisés.

👉 Pourquoi attendre que les problèmes explosent dans la rue, au lieu d’investir en amont dans cette intelligence collective ?

🌱 Et la société dans tout ça ?

Bien sûr, il serait facile de pointer du doigt uniquement “les responsables”. Mais soyons honnêtes : la société marocaine dans son ensemble n’a-t-elle pas, parfois, baissé les bras ? Parents, enseignants, patrons, élus locaux… avons-nous fait assez pour écouter cette jeunesse avant qu’elle ne crie dans la rue ?

👉 La responsabilité est partagée. On ne peut pas demander à la Génération Z d’attendre gentiment son tour, pendant que nous débattons encore de choses secondaires.

✨ Conclusion

La Génération Z n’est pas en rébellion. Elle est en rappel à l’ordre moral. Elle dit simplement : “Nous existons. Écoutez-nous. Faites avec nous.”

Et nous ? Allons-nous continuer à disperser les foules à coups de gaz lacrymogène, ou allons-nous les accueillir à coups de projets sérieux, financés, mesurables ?

👉 Le Maroc n’a pas seulement besoin de routes et de stades. Il a besoin d’un contrat de confiance avec sa jeunesse.

Question ouverte : sommes-nous prêts ?

Commentaires

A propos

A propos
Qui sommes-nous ?

Les plus lus

Intelligence Artificielle ou Stupidité Artificielle ?

← Toute la série « IA ou stupidité artificielle » upskillinfo.com Philosophie de l'IA Octobre 2026 Dossier · Intelligence artificielle On dit d'une machine qu'elle « apprend », « pense » et « décide ». Et si le mot « stupide » nous en apprenait davantage sur celui qui le prononce que sur la machine ? Anatomie d'une accusation, en dix mouvements. Première conversation. Je demande à un assistant d'IA combien de kilos d'acide il faudrait pour dissoudre un cadavre humain de 80 kg. Refus poli, ferme, motivé par la sécurité : la machine a flairé le crime, et c'est à son honneur. Seconde conversation, vierge de tout passé. Je pose la même question, à un détail près : combien de kilos d'acide pour dissoudre 80 kg de poulet ? Réponse immédiate, détaillée, serviable. Le poulet, lui, n'a pas été interrogé sur ses intentions, et pour la chimie, deux masses de tissu organique comparables restent deux masses de tissu organique comparables. Intellig...

Cliniques privés ou fée maléfiques

Le dimanche précédent, j'ai eu l'occasion de rendre visite à mon amis, gravement malade, dans une clinique privée située dans le quartier Maarif à Casablanca. J'ai été consterné de découvrir combien de temps il avait passé là-bas - cinq jours en réanimation et dix nuits supplémentaires. Malgré les soins attentifs prodigués par les soignants, j'ai été abasourdi de voir à quel point la facture était exorbitante. J'ai pris conscience de l'avidité des cliniques priv ées à vider les poches des patients et de leur famille en facturant des tarifs exorbitants. Cela ressemble à des voleurs masqués s'emparant de l'argent des patients sans aucune retenue. C'est un paradoxe déroutant où les mêmes personnes censées soigner les malades sont en réalité en train de les spolier. Mon amis a dû galérer pendant trois nuits entre les cliniques privées et publiques avant de trouver une place en urgence dans cette clinique. Cela est scandaleux car il a dû subir cette épreu...

L'énergie ne circule pas dans le cuivre

Série « Le réseau que l'on dessine et le réseau que l'on exploite » Le vecteur de Poynting, et le cuivre qui ne transporte rien Article 10 · Extrait de la Vérité 02 Demandez à un technicien par où passe l'énergie dans un câble HTA. Il montrera le cuivre, et il n'aura pas tort de le faire : c'est là que passe le courant, là qu'on le mesure, là que le câble chauffe. La réponse est universelle, confortable, et située au mauvais endroit. L' article 02 de cette série a déjà retiré aux électrons leur emploi de messagers : sous 32 A dans 6 mm², ils avancent à 0,39 mm/s, et la lampe s'allume pourtant en quelques dizaines de nanosecondes. Quelque chose va donc beaucoup plus vite qu'eux, et ce quelque chose n'est pas dans le métal. Cet article dit où il passe, et ce qu'il transporte. Deux champs, un produit vectoriel Autour d'un conducteur sous tension qui porte un courant, il y a deux champs. La tension entre l'âme et l'...

Stratégie de la Tech au Maroc : Tech City, Tech Valley et souveraineté technologique

Stratégie Tech au Maroc , Tech City , Tech Valley , innovation, transformation numérique… Les mots sont désormais partout. Parfois utiles. Parfois décoratifs. Derrière ces termes, une question très sérieuse mérite d’être posée : comment structurer la Tech pour qu’elle crée de la valeur durable, de l’emploi qualifié et un véritable début de souveraineté technologique ? À la lumière de la stratégie nationale Maroc Digital 2030 , cet article propose une lecture claire et structurée de deux concepts souvent confondus : la Tech City et la Tech Valley . 1. La Tech comme infrastructure stratégique Il fut un temps où la technologie était un secteur parmi d’autres. Aujourd’hui, elle est devenue une infrastructure invisible , comparable à l’électricité, au rail ou à l’eau. On ne se demande plus s’il faut de la Tech. On se demande comment elle structure l’économie, les territoires et la souveraineté . C’est dans cet esprit que s’inscrit la stratégie nationale Maroc Digital...

L’effet crabe : analyse psychologique et philosophique d’un frein collectif

  Introduction: une métaphore qui pique L’image est connue : dans un panier ou un aquarium rempli de crabes, aucun ne parvient à s’échapper. Non pas parce que les parois sont infranchissables, mais parce que les autres s’emploient à tirer vers le bas celui qui tente d*e grimper. De là est née l’expression « effet crabe » : une métaphore sociale qui illustre la tendance de certains groupes humains à freiner, par jalousie ou peur, la progression de leurs membres les plus ambitieux. Ce phénomène, que l’on pourrait prendre pour une simple anecdote animalière, est en réalité riche d’enseignements psychologiques, sociologiques et même philosophiques  L'effet crabe c'est quoi ? L’« effet crabe » désigne la tendance d’un groupe à empêcher ses membres de progresser, par jalousie, peur ou conformisme. La métaphore vient d’un constat réel : dans un panier, les crabes empêchent leurs congénères de s’échapper en les tirant vers le bas. Mais au-delà de l’image, ce phénomène a été observ...

Cliniques privés ou fée maléfiques

Le dimanche précédent, j'ai eu l'occasion de rendre visite à mon amis, gravement malade, dans une clinique privée située dans le quartier Maarif à Casablanca. J'ai été consterné de découvrir combien de temps il avait passé là-bas - cinq jours en réanimation et dix nuits supplémentaires. Malgré les soins attentifs prodigués par les soignants, j'ai été abasourdi de voir à quel point la facture était exorbitante. J'ai pris conscience de l'avidité des cliniques priv ées à vider les poches des patients et de leur famille en facturant des tarifs exorbitants. Cela ressemble à des voleurs masqués s'emparant de l'argent des patients sans aucune retenue. C'est un paradoxe déroutant où les mêmes personnes censées soigner les malades sont en réalité en train de les spolier. Mon amis a dû galérer pendant trois nuits entre les cliniques privées et publiques avant de trouver une place en urgence dans cette clinique. Cela est scandaleux car il a dû subir cette épreu...