Pourquoi nos industriels préfèrent l'alibi de la formation au courage managérial
Au menu de cette mise au point :
Ah, le délicieux refrain des industriels nationaux ! Vous l’avez entendu ? C’est la complainte de l’hiver, le blues du patronat qui s’installe confortablement entre le thé et les petits fours : « On ne trouve plus de bons profils, mon cher Hassan... L’école ne forme plus personne... Ils n’ont pas les pieds sur terre... »
1. Le Mirage du « Prêt-à-Embaucher »
Soyons sérieux deux minutes. Ces entreprises qui se lamentent cherchent en réalité le mouton à cinq pattes : un ingénieur de 22 ans, avec 15 ans d'expérience, expert sur des machines obsolètes que même un musée de la RDA ne voudrait pas, et — cerise sur le gâteau — prêt à travailler pour des miettes.
2. La Gifle des Multinationales
Question pour un champion : pourquoi Safran, Renault, ou l’OCP ne pleurnichent-ils pas ? Seraient-ils dotés d'un flair surnaturel ? Non. Ils sont simplement professionnels.
Ces géants savent ce qu’est un ingénieur marocain : un cerveau de calibre mondial. Ils le prennent, ils l'intègrent, ils lui offrent un parcours, et l'ingénieur devient productif. Le problème n'est pas la qualité du grain, c'est la paresse du meunier !
3. La Zone de Confort : Ce Marécage doré
La vérité, c'est que nos pleurnicheurs nationaux ont peur. Peur de l’ingénieur à haut potentiel. Parce qu’un ingénieur, un vrai, ça pose des questions. Ça demande : « Pourquoi produisons-nous ainsi alors que le monde est passé au 4.0 ? ».

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