Les Ingénieurs, les Pleurnicheurs et le Syndrome du Clé en Main

Pourquoi nos industriels préfèrent l'alibi de la formation au courage managérial

Analyse SEO : Face au paradoxe des ingénieurs marocains au chômage ou en exil (600/an), cet article dénonce le discours des entreprises sur l'inéquation de la formation. En s'appuyant sur le succès des multinationales au Maroc, nous démontrons que le blocage est managérial : un refus d'investir dans l'intégration et une peur de l'innovation 4.0.

Ah, le délicieux refrain des industriels nationaux ! Vous l’avez entendu ? C’est la complainte de l’hiver, le blues du patronat qui s’installe confortablement entre le thé et les petits fours : « On ne trouve plus de bons profils, mon cher Hassan... L’école ne forme plus personne... Ils n’ont pas les pieds sur terre... »

1. Le Mirage du « Prêt-à-Embaucher »

Soyons sérieux deux minutes. Ces entreprises qui se lamentent cherchent en réalité le mouton à cinq pattes : un ingénieur de 22 ans, avec 15 ans d'expérience, expert sur des machines obsolètes que même un musée de la RDA ne voudrait pas, et — cerise sur le gâteau — prêt à travailler pour des miettes.

Le prétexte : Prétendre que l'ingénieur n'est pas "adapté" est l'alibi parfait pour ne pas investir un centime dans sa formation d'intégration. Elles veulent du "clé en main", comme on achète un climatiseur. Mais un ingénieur est un moteur d'innovation, pas un appareil électroménager !

2. La Gifle des Multinationales

Question pour un champion : pourquoi Safran, Renault, ou l’OCP ne pleurnichent-ils pas ? Seraient-ils dotés d'un flair surnaturel ? Non. Ils sont simplement professionnels.

Ces géants savent ce qu’est un ingénieur marocain : un cerveau de calibre mondial. Ils le prennent, ils l'intègrent, ils lui offrent un parcours, et l'ingénieur devient productif. Le problème n'est pas la qualité du grain, c'est la paresse du meunier !

3. La Zone de Confort : Ce Marécage doré

La vérité, c'est que nos pleurnicheurs nationaux ont peur. Peur de l’ingénieur à haut potentiel. Parce qu’un ingénieur, un vrai, ça pose des questions. Ça demande : « Pourquoi produisons-nous ainsi alors que le monde est passé au 4.0 ? ».

"On traite un pur-sang comme un baudet, et on s'étonne qu'il saute la barrière pour aller galoper vers l'Europe ou le Canada."

4. Halte aux Clichés : L'ingénieur marocain est international

Réalité factuelle : Si les multinationales s'arrachent nos jeunes, c'est que le « produit » est excellent. Arrêtons de raconter des bêtises. L'essor industriel ne se fera pas avec des prétextes, mais avec du courage managérial.

Enregistrer un commentaire

0 Commentaires