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Déléger sans contrôler c'est abondonner ?

Publié le septembre 01, 2024


Déléguer, c’est un art subtil qui demande équilibre et discernement. Trop souvent, nous entendons que déléguer consiste à "𝒍𝒂̂𝒄𝒉𝒆𝒓 𝒑𝒓𝒊𝒔𝒆", 𝒂̀ "𝒇𝒂𝒊𝒓𝒆 𝒄𝒐𝒏𝒇𝒊𝒂𝒏𝒄𝒆 𝒂𝒗𝒆𝒖𝒈𝒍𝒆́𝒎𝒆𝒏𝒕". Mais n’oublions pas, déléguer sans contrôler, c'est en réalité abandonner !

𝐆𝐞́𝐫𝐞𝐫 𝐥'𝐚𝐮𝐭𝐨𝐧𝐨𝐦𝐢𝐞 𝐝𝐞𝐬 𝐜𝐨𝐥𝐥𝐚𝐛𝐨𝐫𝐚𝐭𝐞𝐮𝐫𝐬 est une compétence importante pour tout leader. Il ne s'agit pas simplement de transférer des tâches, mais de guider et de soutenir ses équipes vers l'autonomie, tout en maintenant une supervision efficace.

Voyons cela à travers cinq niveaux de délégation :


𝐍𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝟏 : 𝐓𝐮 𝐟𝐚𝐢𝐬 𝐜𝐞 𝐪𝐮𝐞 𝐣𝐞 𝐝𝐢𝐬 :

Au début, la délégation se fait avec des directives claires et précises.

Le collaborateur exécute les tâches exactement comme on lui a demandé.

C’est une étape essentielle pour établir les bases, comprendre les compétences de chacun, et s’assurer que le travail est effectué correctement.


𝐍𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝟐 : 𝐋𝐚 𝐭𝐚̂𝐜𝐡𝐞 𝐞𝐬𝐭 𝐭𝐞𝐫𝐦𝐢𝐧𝐞́𝐞 :

Ici, le collaborateur a une certaine latitude sur la manière d’accomplir la tâche. Ce qui compte, c'est que le travail soit fait et bien fait.

Le leader vérifie le résultat final, mais laisse de la marge de manœuvre sur le processus.


𝐍𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝟑 : 𝐓𝐮 𝐩𝐫𝐨𝐩𝐨𝐬𝐞𝐬, 𝐣𝐞 𝐝𝐞́𝐜𝐢𝐝𝐞 :

À ce stade, le collaborateur commence à montrer son initiative. Il propose des solutions ou des approches, mais c'est encore le leader qui prend la décision finale. 

Ce niveau est important pour développer la pensée critique et l’innovation.


𝐍𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝟒 : 𝐈𝐧𝐟𝐨𝐬 𝐚𝐩𝐫𝐞̀𝐬 :

Le collaborateur exécute la tâche de manière autonome et informe le leader une fois celle-ci terminée.

Cela montre un niveau élevé de confiance et de compétence, où le contrôle se transforme en suivi, souvent à posteriori.


𝐍𝐢𝐯𝐞𝐚𝐮 𝟓 : 𝐂𝐚𝐫𝐭𝐞 𝐛𝐥𝐚𝐧𝐜𝐡𝐞 :

C’est le niveau ultime d'autonomie. Le collaborateur a la liberté totale de décider comment gérer une mission ou un projet.

Le leader lui accorde une confiance totale, sachant que le collaborateur est pleinement capable de prendre les bonnes décisions sans supervision.


Rappelez-vous, déléguer n’est pas synonyme de renoncer au contrôle, mais plutôt de l’adapter à chaque situation et à chaque personne.

Déléguer intelligemment, c’est assurer le succès de vos collaborateurs et, in fine, celui de votre organisation.

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