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Une Simple Perturbation dans le Flux de la Vie

Publié le septembre 05, 2024



Tandis que je savourais un café en terrasse, profitant d’un rare moment de calme dans une rue tranquille, un bruit assourdissant rompit soudain cette paix.

Deux voitures venaient de se percuter juste en face de moi. Le choc, brutal et inattendu, résonna dans l’air, captant l’attention de tous.

Ce premier moment, que j’appelle le #waw, cette surprise brutale, laissa la scène figée pendant quelques instants. Tout le monde semblait suspendu, comme pris dans une bulle où plus rien n’existait en dehors de cet accident.


2. L’escalade des émotions : L’énervement s’installe

Mais ce bref silence fut vite rompu. Les conducteurs, encore sous le choc, sortirent de leurs véhicules, leurs visages marqués par la tension.

Ce qui avait commencé par une simple surprise prit rapidement une autre tournure. Les voix montèrent, les gestes devinrent nerveux, l’un reprochant à l’autre d’être en tort.

C’était là le début de l’escalade des émotions, cette phase où, submergés par l’énervement, nous réagissons sous le coup de l’impulsion.

C’est un schéma que je retrouve souvent, au travail comme dans la vie : face à un problème, au lieu de chercher une solution immédiate, on laisse la colère et la frustration nous envahir.


3. L’obstination : On s’accroche aux détails

Puis vient l’obstination. Les deux conducteurs, désormais plus calmes mais encore sur la défensive, continuaient de débattre, chacun essayant de prouver qu’il avait raison. Ils s’acharnaient sur des détails : qui avait eu le mauvais réflexe, qui avait freiné trop tard.

Cette obstination me fit penser à toutes ces fois où, face à un obstacle, nous perdons de vue l’essentiel. Au lieu de chercher à résoudre le problème, nous nous concentrons sur les moindres détails, parfois insignifiants, qui nous empêchent d’avancer. Cette phase peut faire durer une situation bien plus longtemps qu’elle ne devrait.


4. L’aggravation et les implications extérieures

Comme dans cette scène d’accident, où quelques passants commencèrent à s'approcher, donnant leurs avis, ajoutant leur grain de sel. 

Cela me rappela la manière dont, dans la vie, un problème qui pourrait être mineur finit par se compliquer à cause des interventions extérieures. 

Que ce soit un collègue ou un ami qui vient alimenter la discussion, ou des procédures administratives qui s'ajoutent, l’aggravation peut survenir simplement parce que de nouveaux éléments se greffent au problème initial.


5. La résolution inévitable : Pourquoi se stresser ?

Et puis, comme souvent, la situation finit par se calmer. Quelques passants apaisèrent les conducteurs, qui, à défaut d’une meilleure solution, acceptèrent de régler cela de manière pragmatique. 

Les problèmes, aussi complexes qu'ils puissent paraître sur le moment, finissent toujours par se résoudre. Que ce soit par un compromis, une intervention extérieure ou simplement par le temps, une solution est toujours trouvée. Alors pourquoi nous stressons-nous autant ? Pourquoi gaspiller tant d’énergie, alors que tout finit par rentrer dans l'ordre ?

Je me suis levé de ma chaise, réglé mon café, et suis parti, repensant à cet incident comme une simple perturbation dans le flux continu de la vie. Une petite tempête dans un verre d’eau qui, une fois passée, ne laisse que des traces légères. C’est peut-être là l’un des grands enseignements de ces moments : ne pas se laisser emporter, car en fin de compte, tout s’arrange toujours.

Commentaires

Anonyme a dit…
Malheureusement cette réflexion se passe après l incident, est ce possible d enlever ces perturbations sur le moment et laisser enfin le cerveau réfléchir d une maniere pragmatique?
HH Hassan Hajji a dit…
Merci pour votre question perspicace. Vous avez raison de souligner que cette réflexion se produit souvent après coup. Pour diminuer les perturbations sur le moment, il est recommandé de prendre conscience de notre état émotionnel dès qu'une situation se présente. En repoussant l'action de quelques secondes et en se donnant quelques secondes de réflexion, nous permettons à notre cerveau d'évacuer la charge émotionnelle, ce qui facilite une réflexion plus pragmatique. Ce laps de'
temps, même bref, est précieux pour réagir de manière plus consciente et maîtrisée face à un incident.

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